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Colmar

Située au centre de l’Alsace, entre les deux autres grands pôles industriels que sont Strasbourg et Mulhouse, Colmar est une étape incontournable. La ville, de taille moyenne, possède de très nombreux monuments et ses quartiers typiques sont particulièrement beaux et bien mis en valeur. Par ailleurs, Colmar possède plusieurs musées intéressants, dont le très célèbre musée des Unterlinden.

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Notre set de table au restaurant

 

Commençons par le début, notre arrivée à Colmar et notre repas de midi dans ce petit restaurant bien sympathique.

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salle du haut

 

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salle du haut

 

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salle du haut

 

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salle du haut

 

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salle du bas

 

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notre restaurant

 

Promenade dans la ville de Colmar 

La vieille ville, très bien conservée, possède de nombreuses maisons à colombages ou de style Renaissance.

Nous démarrons la visite à partir de l’office du tourisme, rue des Unterlinden, à coté du musée du même nom.

 

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Ce musée est abrité dans un ancien couvent dominicain et son église. Il est le musée le plus visité de Province et abrite une collection archéologique (préhistoire et romaine), une riche collection de peintures de la fin du Moyen-âge et de la Renaissance, art contemporain et populaire.
La plus belle pièce du musée est le retable d’Issenheim, exposé dans l’église et très bien mis en valeur.

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Rue des Têtes : plusieurs belles maisons dans la rue, mais celle des Têtes attire particulièrement l’attention.

 

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Cette maison, très originale, doit son nom aux nombreuses têtes sculptées sur l’édifice. Elle a été bâtie en 1609, pour un riche marchand, dans un style renaissance tardif très particulier. Plus de 106 masques grimaçants recouvrent ainsi la façade.
Au sommet, sur le pignon, une statue de Bartholdi de 1902, colmarien d’origine. Celle ci représente un tonnelier, rappelant la fonction de la maison à cette époque, celle de bourse aux vins. Admirez le magnifique oriel qui accueille la plupart des têtes. Le bâtiment abrite aujourd’hui un hôtel-restaurant.

 

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Dans la courette du restaurant.

 

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Le deuxième groupe suit.

 

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Rue des Boulangers : cette rue possède plusieurs belles maisons à colombages dont l’une avec une très belle enseigne en fer forgé.


 

En parlant d’enseigne, Christiane m’a soufflé, très judicieusement d'ailleurs, l’importance des enseignes à Colmar et je me suis pris au jeu, je vous en parlerai à la fin.


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Des cigognes nous attendent au coin d’une rue ….

 

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La Cathédrale : bien que toujours appelée ainsi, elle n'a eu le statut de Cathédrale que durant la Révolution, il s’agit en fait d’une Collégiale, consacrée à Saint-Martin. Construite sous sa forme actuelle entre le XIIIème et le XIVème siècle, elle est de style gothique et construite en grès jaune de Rouffach.

La construction de la nef et du transept date de la seconde moitié du XIIIème siècle, celle du chœur et de la façade occidentale, de la seconde moitié du XIVème siècle. La tour, qui culmine à 71 mètres, est rebâtie en style renaissance suite à sa destruction par l’incendie de 1572.

 

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La façade occidentale, entourée par les énormes contreforts, est relativement peu décorée. Seul le portail central possède des éléments sculptés : le tympan comprend une adoration des mages et un jugement dernier. Au faîte, une statue de Saint Martin, coupant son manteau de soldat romain en deux, pour en donner la moitié à un pauvre.

 

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A l’intérieur, la nef est élevée sur cinq travées et comprend un très bel orgue construit par André Sielbermann en 1755. Le chœur est entouré d’un déambulatoire percé de chapelles (fermé au public).

En sortant de la Collégiale nous nous dirigeons du côté du portail Sud. En face de ce portail se situe l’ancien corps de garde.

 

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Le corps de garde : ce magnifique bâtiment de style renaissance rhénane, est décoré de colonnes toscanes au niveau de la porte et de colonnes corinthiennes au niveau de la loggia. Des masques sont situés sous ces mêmes colonnes.

 

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A côté du corps de garde, remarquable haute maison à fenêtres en arc brisé, gothique. Il s’agit probablement de la plus ancienne maison de la ville.

 

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Rue des Marchands : Cette rue comprend le plus bel ensemble de maisons à colombages et pans de bois de Colmar.
La maison Zum Kragen (n°9), accolée à la maison Pfister est connue pour la statue de bois polychrome représentant un personnage barbu en tenue renaissance.

 

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La Maison « Chez Hansi », est aussi connue sous le nom de « Maison d’Autriche » qui rappelle que le duc d’Autriche était intervenu contre un soulèvement des nobles de la ville en 1538. Une dalle commémorative, dite Pierre de Bannissement, y est scellée, rappelant que les maisons des révoltés avaient été détruites.

 

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Nous passons le porche de Koifhus pour rejoindre la place de l’Ancienne Douane.

 

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Place de l’Ancienne Douane : on y trouve la fontaine Schwendi, construite par Bartholdi. Elle est dédiée à Lazare de Schwendi, qui commanda l’armée impériale contre l’armée de Soliman le Magnifique, en Hongrie.

La légende raconte qu’il en rapporta le Tokay, l’un des cépages les plus réputés en Alsace. De plus, la place abrite de belles maisons alsaciennes.

 

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Quai de la Poissonnerie :l’un des plus bels ensembles de maisons à colombages de la ville, qui court le long de la Lauch.


Voilà, ce petit parcours, bien sympathique, a été préparé par James et Jacques, nos deux découvreurs de promenades, merci pour votre travail.

 

A oui ! j'oubliai, les enseignes forgées, que l’on trouve à chaque coin de rue, ont une histoire et je vais vous donner quelques infos sur celles-ci. Une Alsacienne mène ses oies au champ... Un cochon écoute Saint-Antoine...etc....

 

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Les enseignes en fer forgé racontent avec humour le temps passé.


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Tombées en désuétude à la fin du XVIIIe siècle, les enseignes en fer forgé sont aujourd’hui considérées, à juste titre, comme de véritables œuvres d’arts.


En Alsace, il n'y a pas que les maisons à colombages et la choucroute. Les enseignes en fer forgées ornent les rues du cœur historique de Colmar et font partie du patrimoine urbain.

Une fierté régionale ! Symbole de la réussite sociale et commerciale des corporations, l’enseigne devient, durant l’entre-deux-guerres, une réalisation artistique affichant parfois un patriotisme national.

 

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Pour comprendre il faut se rappeler que l'Alsace fut annexé à l'Allemagne à deux reprises: à l'issue de la guerre de 1870 d'abord, puis lors de la seconde guerre mondiale. Pour afficher leur appartenance de cœur, à Colmar et à la France, les artistes n'hésitèrent pas a exposer des œuvres et des enseignes aux couleurs tricolores.

 

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Rien d’étonnant puisque c’est le dessinateur patriote et résistant Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom de « Hansi » qui signe les plus remarquables.

 

Huit enseignes portent sa signature. Datant de 1932, celle destinée à la boucherie fine des frères « Fincker », située au 22, rue des têtes, est considérée comme l’un de ses plus beaux chefs d’œuvres. Cette enseigne pèse plus de 300 kilos et mesure trois mètres de large.

 

Plus loin, une autre réalisation de Hansi, achevée en 1947, désigne la boulangerie « Musslin ». Le bretzel, gâteau alsacien, symbole de la corporation des boulangers, est entouré d’une couronne aux couleurs nationales. Petite touche d’humour de l’artiste : des épis de blés sont convoités par la petite souris éponyme du propriétaire, « Musslin - Missala » signifiant petite souris en dialecte alsacien.

 

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Au Moyen âge, la population étant en majeure partie illettrée, les premières enseignes devaient être suffisamment évocatrices. Mais plus tard, les dessinateurs laissent libre cours à leur créativité. Rue des serruriers, un lion est entouré d’une guirlande de saucisses, un cochon est tenu par un fil à la patte.

 

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Plus surprenant, dans la Grand rue, un lapin tient une ampoule entre ses pattes. En effet, sous Louis XV, l’enseigne désignait l’auberge « Au lièvre ».

Un siècle plus tard un opticien s’y installe, le lièvre est conservé mais se retrouve affublé d’une paire de binocle. Nouveau rebondissement en 1945 : un électricien reprend le commerce et les lunettes sont alors remplacées par une ampoule. 

 

En prenant le temps de flâner dans les rues, le nez en l'air, ces enseignes vous apprendront l'histoire du temps du commerce florissant, lorsqu'il n'y avait pas encore de supermarché mais des étals devant les boutiques.

 

Si aujourd’hui, la plupart des boutiques de l’époque ont disparu, ces clins d’œil en fer forgé conservent leur place dans le paysage urbain colmarien. Mémoire d’une ville qui nous enseigne une belle histoire de l’art.

 

Voilà ce que je pouvais vous dire sur les enseignes de la ville de Colmar et merci à Christiane pour me l’avoir suggéré.


Après un petit tour dans les magasins pour quelques uns, nous reprenons la route pour nos Vosges, la tête remplies d’images Alsaciennes. 





 


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